prépa concours infirmier 2020 reconversion liste b
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Nouveau concours 2020 Reconversion PRO Liste B
Nouveau concours 2020 Reconversion PRO Liste B 

ATTENTION Le concours infirmier dans sa forme traditionnelle a été supprimé et remplacé par Parcoursup. Néanmoins les adultes en reconversion disposent de la liste B avec épreuves écrites et orales. Le concours IFSI liste B est maintenu en 2020. Public: reconversion et AS.

CONCOURS INFIRMIER EN 2020: le concours IFSI existe toujours !

 

Dans le cadre de la nouvelle loi de décembre 2018 appliquée en 2019. Si vous justifiez de trois années de cotisation à la sécurité sociale en tant que salarié, vous pouvez vous inscrire directement dans une école d'infirmière sans passer par Parcoursup, avec ou sans le bac. Vous devez alors vous préparer à trois épreuves:

 

1 - Rédaction / Culture générale

2 - Mathématiques

3 - Un entretien face à un jury

 

Le épreuves se dérouleront en mars 2020.

 

Pour vous préparer à ces épreuves, nous vous proposons une préparation en ligne, en direct avec les sujets tombés cette année.

 

Coût de la préparation: 549 €.

 

Offre spéciale: 349 € au lieu de 549 €

 

Je m'informe.

 

| Concours d'infirmière : l'épreuve de culture G |

La loi Léonetti de A à Z.

Comprendre le sens et l'étendu de la loi Léonetti dans le cadre des sujets posés durant le concours d'infirmier demande un effort de définition.

 

Il faut distinguer:

 

•L'euthanasie au sens général du terme.

•L'euthanasie dite "passive" et "active".

•Le suicide assisté,

•La loi Léonetti d'avril 2005 et la loi Léonetti "version 2" (2015).

 

Définitions:

 

Euthanasie:

Il s'agit de l'acte de faire mourir quelqu'un intentionnellement dont l'objectif est de lui éviter des souffrances intolérables (maladies incurables). L'objectif est d'apaiser ses souffrances lorsque les soins palliatifs ne le permettent plus.

 

 

Euthanasie active:

Il s'agit du fait d'administrer une substance létale afin d'entraîner directement la mort.

 

Euthanasie passive:

Elle se caractérise par le fait de renoncer aux traitements médicamenteux: interruption de l'hydratation artificielle par exemple.

 

Le suicide assisté:

C'est la volonté de mort choisie par le malade lui-même, et ce, en toute conscience. C'est le malade lui-même qui agit sous le contrôle de l'équipe médicale.

 

La loi Léonetti d'avril 2005 fixe les droits des malades et de la fin de vie.

 

Objectifs:

 

1 - Eviter les pratiques illégales d'euthanasie.

2 - Empêcher l'acharnement thérapeutique.

3 - Permettre aux patients de choisir un cadre précis et l'arrêt de son traitement si celui-ci est trop lourd ou devenu insupportable.

 

Historique :

 

La nouvelle loi Léonetti  (version 2) examinée au parlement en mars 2015:

 

Deux points sont en discussion:

 

1 - L'aide médicalisée à mourir et le droit à "une sédation profonde et continue".

 

2 - L'accent est mis sur les "directives anticipées" qui deviennent alors contraignantes.

 

Mercredi 11 Mars 2015: la Léonetti-Claeys est approuvée en partie.

 

Qu'est-ce qu'a décidé l'Assemblée Nationale ?

 

1 - Les députés ont approuvé "la mort par sédation": sédation profonde et continue jusqu'au décès.

 

2 - Ils ont refusé le légalisation de l'euthanasie: "l'assistance médicalisée active à mourir".

 

Qui décide de la sédation ?

  

L'équipe médicale ou le patient. Le médecin peut le décider après avoir également refusé l'obstination déraisonnable (maintien artificiel en vie).

 

La loi Léonetti s'inscrit dans un cadre précis, elle concerne les malades incurables dont le pronostic vital est engagé à très court terme. Cette loi permet également de souligner la possibilité de la part du patient de subir un acharnement thérapeutique, il s'agit des directives anticipées.

 

Pourquoi la loi Léonetti-Claeys est-elle difficilement applicable ?

 

La pratique de la médecine française est animée par le « tropisme » et l’obsession  de vouloir à tout prix la guérison du malade, celle-ci se définit dans la performance à vouloir enrayer la maladie.

 

Avec la loi Léonetti, il s’agit aujourd’hui de changer les mentalités et de concevoir la relation médicale avec le patient avec un autre objectif que celui de la guérison.  Le médecin doit plus seulement soigner mais accompagner et permettre une mort douce et souhaitée par le patient.

 

Le corps médical est beaucoup plus formé à  devoir guérir et à sauver et pas à soulager et à accompagner.

 

De la réanimation à l'acharnement ...

 

La réanimation est la prise en charge des malades dont un organe ne fonctionne plus. De ce point de vue, la réanimation peut dans une certaine mesure s'apparenter à un acharnement thérapeutique, et ce, si l'évolution vers une mort certaine et proche est avérée.

 

On peut donc se poser la question suivante : si des facteurs prédictifs existent (mort certaine), doit-on alors engager des soins qui vont s'avérer plus ou moins futiles ? De plus, l'âge est un facteur prédictif avancé. Peut-on alors dire que l'admission en réanimation d'un patient âgé est assimilable à un certain acharnement thérapeutique ?

 

Si l'âge est un facteur prédictif d'évolution en réanimation ? Mais quel âge? Après 60 ans ? Après 70 ans ? 80 ans ? Un malade, certes âgé, mais en très bonne condition physique, atteint d'une lourde pathologie curable a beaucoup plus de chances de sortir de réanimation qu'un malade jeune, avec des antécédents médicaux.

 

La loi Léonetti prévoit qu'une limitation voire un arrêt des traitements peut être proposé(e) afin d'éviter tout acharnement thérapeutique : «l’obstination déraisonnable». Avec l'impératif catégorique que le patient ne souffre pas.

 

Les directives anticipées dans le cadre de la loi Léonetti

 

Dans une telle situation de ce type, si le malade est en capacité de s'exprimer, alors le médecin doit lui expliquer les bénéfices et les risques attendus de la réanimation : malade et médecin décideront ensemble de ce qu'il doit être fait. Si en revanche le malade n'est pas en capacité d'exprimer sa propre volonté ; alors la réflexion devra être menée par plusieurs médecins (ou soignants), il faudra alors prendre en compte les « directives anticipées du malade » et bien sûr l'avis de sa « personne de confiance », plus l’avis d'un intervenant extérieur. Le médecin en charge, muni des éléments de réflexion, prendra alors la décision d'admettre, ou de ne pas admettre le malade en réanimation.

 

En vertu du « principe de justice » qui interdit catégoriquement d'exclure du système des soins une personne sous prétexte qu'elle est visiblement «physiologiquement âgée» ; il peut sembler dans une certaine mesure, raisonnable de proposer l'admission en réanimation d'une telle personne, et ensuite de prendre le temps d'évaluer la possibilité ou non d'une évolution vers une qualité de vie plus ou moins similaire à celle qu'elle avait avant.

 

Si cette évolution est jugée défavorable, alors il faudra raisonnablement décider d'une limitation, voir d'un arrêt de la dite réanimation. En revanche, si l'évolution semble favorable, il faut que le soignant s'évertue ou s'acharne à utiliser toutes les chances qu'un malade a de retrouver une qualité de vie similaire à celle qu'il avait avant. 

 

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